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Mobilisations lycéennes: Les Pionniers de France soutiennent le mouvement

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Depuis une semaine, nous assistons à une mobilisation exceptionnelle des lycéen·ne·s partout en France pour revendiquer leur droit fondamental à étudier dans de bonnes conditions. Les lycéen·ne·s dénoncent entre autres, la vétusté des locaux, le non-remplacement des professeur·e·s absent·e·s, des classes surchargées, des journées à rallonge, ou encore la difficulté à trouver des stages pour les élèves des filières professionnelles… La liste est encore longue. Cette situation n’est pas le fruit du hasard. Elle est la conséquence de décennies de politiques publiques néolibérales qui ont conduit à affaiblir l’institution scolaire et ainsi l’éloigner de sa vocation émancipatrice. La dernière réforme majeure en date étant la réforme Blanquer de 2018, qui a introduit la sélection à l’entrée à l’université via Parcoursup et la suppression des filières. Cette réforme n’a fait qu’exacerber les inégalités et augmenter l’incertitude des élèves quant à leur avenir.

Alors que les lycéen·ne·s se sont organisé·e·s pour porter des revendications claires et structurées, le gouvernement a choisi sciemment d’ignorer les revendications et de répondre par la violence répressive. D’une part, le déploiement de forces de police surarmées aux abords des lycées vise à museler les revendications portées par les jeunes. De nombreuses vidéos montrant des lycéen·ne·s subir de graves violences policières partout en France circulent depuis plusieurs jours sur les réseaux sociaux. D’autre part, les lycéen·ne·s subissent un mépris inacceptable de la part d’une partie de la classe politique et de la majorité des grands médias visant à délégitimer les revendications en infantilisant les lycéen·ne·s et en se focalisant sur les dégâts matériels engendrés par les blocus tout en ignorant la violence que subissent les lycéen·ne·s au sein de l’institution scolaire. La décrédibilisation permanente de la parole des jeunes est révélatrice de la manière dont notre société prend en considération sa jeunesse. Comment peut-on, d’un côté, prétendre que les jeunes ne s’intéressent pas à la vie politique du pays et, de l’autre, n’accorder aucune importance à leur parole lorsqu’elle s’engage et se politise ?

En appui sur la Convention Internationale des Droits de l’Enfant nous réaffirmons le droit des jeunes à exprimer leur opinion et à être entendu·e·s. La formation d’humain, conscient·es et impliqué·es dans la vie de la société, ne peut passer que par le fait d’accorder de l’importance à leur parole dès le plus jeune âge.

Nous, Pionniers de France, mouvement d’enfant avons au cœur de nos luttes, le combat pour l’amélioration des conditions de vie des enfants  dans toutes les sphères de la société. Fidèle à notre histoire, nous n’avons cessé de nous battre pour une école véritablement démocratique, qui garantisse à chacun·e des conditions d’apprentissage dignes et contribue à l’émancipation de tous·tes.

C’est pourquoi nous apportons notre soutien plein et entier au mouvement des lycéen·ne·s et nous serons présent·e·s à leurs côtés lors des différents journées de mobilisation à venir.

À Fontenay-sous-Bois, le 5 octobre 2026

Le conseil national
des Pionniers de France